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#APTIC et la gratuité
#APTIC, c'est l'occasion de se poser 1000 questions... C'est normal, #APTIC c'est un condensé de 20 ans d'observations, de réflexions et de tentatives de réponses consolidantes pour les usagers, les usages et les acteurs de médiation numérique. Parmi ces questions, vous êtes nombreux à partager cette légitime interrogation : « mes services sont gratuits, avec #APTIC, ils deviennent payants ! » Il est grand temps d'échanger nos points de vue sur cette question ô combien stratégique pour l'avenir des lieux, des services de médiation numérique et avant tout sur la réponse aux besoins et attentes des citoyens.

#APTIC, c’est l’occasion de se poser 1000 questions… C’est normal, #APTIC c’est un condensé de 20 ans d’observations, de réflexions et de tentatives de réponses consolidantes pour les usagers, les usages et les acteurs de médiation numérique.
Parmi ces questions, vous êtes nombreux à partager cette légitime interrogation : « mes services sont gratuits, avec #APTIC, ils deviennent payants ! »

Avant de vous fournir quelques réponses, un petit questionnaire rapide:

À ce jour:




Si vous avez coché toutes les cases, alors vous n’avez pas besoin de #APTIC.
En revanche, s’il apparait que une ou plusieurs cases sont restées vierges, alors vous pourriez avoir très rapidement besoin de #APTIC.
Et comme toute solution innovante, elle demande quelques changements d’approches.

Est-ce que #APTIC a pour objectif de rendre payant mes services ?

Non, et c’est même exactement le contraire.
Avec #APTIC, vos services peuvent parfaitement demeurer sans coût pour les bénéficiaires qui utilisent #APTIC : si vos services sont à 10€, alors le bénéficiaire qui se présente avec un chèque #APTIC n’aura pas de complément à verser. Pour l’usager utilisateur de #APTIC, le service demeure gratuit, sans impact financier. En revanche, si vous faites le choix de tarifer vos services à 12€ par exemple, il lui faudra verser un complément de 2€. Pour autant, il aura bénéficié d’une stratégie « coup de pouce » très significative.

Très bien, mais ce que je fais actuellement est affiché comme gratuit. Avec #APTIC, je fais bien apparaitre des services payants ?

Oui, mais ce qui est fait actuellement a un payeur ou plusieurs payeurs cachés. C’est ce qui vous permet d’afficher un tarif à 0€ pour les bénéficiaires.
Or on prévoit l’arrivée de plus de 13 millions de citoyens qui ont besoin avant 2020 de savoir remplir une déclaration d’impôt en ligne, de faire valider leurs droits sur le site de Pôle Emploi, de procéder à leur demander de remboursement des soins, et tant d’autres choses…
La question est donc : est-ce que vos payeurs actuels vont accepter de financer cette recrudescence d’activité ?
Avec #APTIC, nous avons créé un outil pour permettre le financement de ce surcroît d’activité, en faisant financer les chèques par une grande diversité de commanditaires.

Donc vous nous proposez d’affecter un tarif à l’ensemble de nos services ?

Presque.
Nous préconisons de conserver un accueil numérique en format libre et probablement gratuit. C’est le « bienvenue dans la médiation numérique… ».
Cela peut concerner le diagnostic des compétences, la présentation des activités et services du lieu etc…
Il y a ensuite ce qu’on appelle les « urgences numériques » : une personne arrive et demande de faire, dans l’urgence, une démarche, à sa place. Ces demandes sont en pleine explosion et leur financement peut parfois s’appuyer sur #APTIC : c’est le sens des chantiers lancés avec les CCAS par exemple. Beaucoup de lieux considèrent que ce n’est pas leur vocation. Reste que la plupart des services sociaux, beaucoup de travailleurs sociaux, ont vocation à renvoyer vers les lieux qui se positionnent comme étant des lieux de médiation numérique. (EPN, MASP, ex-Cyberbase, etc…).
Mais, on ne peut se limiter à ces formats de « premiers secours » : il faut pouvoir proposer des services qui permettent de gagner en autonomie et en pouvoir d’agir dans la société numérique. Ce précisément à cet endroit que #APTIC intervient : cela permet de proposer des parcours, parfois de découverte, parfois de consolidation. Et les briques éléments de ces parcours sont les « services de médiation numérique ». En format individualisé ou en format atelier, ils permettent la montée en compétence des citoyens.
Il y a enfin les formations qualifiantes, certifiantes, voire diplômantes, qui sont en France, très encadrées. #APTIC n’a pas vocation à intervenir sur ce type d’activité dans son format actuel.

Mais cela signifie que pour celles et ceux qui ne disposent pas de chèques #APTIC, le service devient payant ?

Nous travaillons actuellement avec les services de l’Etat, les collectivités, les services sociaux mais également les grands groupes à la « massification » de #APTIC.
L’objectif est donc progressivement que tous les publics prioritaires puissent bénéficier de chèques #APTIC.
Pour autant nous sommes convaincus qu’il y a un enjeu à mixer les publics dans un lieu de médiation numérique, pour ne pas les transformer (à nouveau) en « ghettos sociaux de l’inclusion numérique » (finalement stigmatisant) . Dès lors certaines typologies de publics qui souhaitent monter en compétence ont un consentement à payer, voire des moyens à mobiliser : pourquoi ne pourraient-ils contribuer au modèle économique du lieu ?
Ainsi ce dont nous devons nous assurer c’est que toutes celles et ceux qui ont un besoin sont en capacité d’accéder à des #APTIC !
Et vous pouvez contribuer à cette généralisation, notamment en devenant un promoteur local de #APTIC : vos propres partenaires financeurs peuvent avoir un intérêt à basculer sur le modèle #APTIC. Mais vous également : si tous les acteurs qui vous envoient des usagers contribuent à vos revenus, cela consolide l’avenir de votre propre activité et donc votre utilité social et votre impact social!

Mais est-ce que vous ne risquez pas de changer un service public en service financiarisé ?

À ce jour, il n’existe pas de service public de la médiation numérique. On peut le regretter mais c’est ainsi. Il existe en revanche une très grande diversité d’initiatives, sur le terrain, qui tentent d’agir pour que le numérique soit un facteur d’inclusion sociale.

  • Ces structures de médiation numérique sont extrêmement fragilisées au moment où on a le plus besoin: #APTIC contribue à leur consolidation.
  • Ces structures de médiation numérique passent un temps incommensurables à collecter des fonds pour agir, aux dépends de leurs activités réelles. #APTIC propose de simplifier cela, en « économisant » l’ingénierie financière aux lieux pour qu’ils se concentrent sur leurs activités d’inclusion numérique.
  • Ces structures de médiation numérique ont du mal à toucher les populations les plus éloignées du numérique : #APTIC permet de rapprocher ces personnes des acteurs qui proposent des services de médiation numérique.
  • Ces structures de médiation numérique sont financées de manière très différentes : #APTIC contribue à financer plus équitablement sur la base des services effectivement rendus aux populations.
  • Ces structures de médiation numérique n’ont pas toutes les mêmes capacités à négocier avec les grands dématérialiseurs (Pôle Emploi, CNAF, Services bancaires, etc…) : #APTIC propose un outil simple et une négociation nationale permettant de faire arriver les flux financiers dans chacune des structures.

En un mot : faire converger des financements sur ce secteur ne signifie pas le financiariser.
Donner et révéler la valeur des services rendus n’équivaut pas à se lancer dans l’exploitation des besoins essentiels des personnes.
Notre sujet est donc de promouvoir un outil qui permet de trouver en tout point du territoire une offre claire, de qualité, qualifiée pour que chaque citoyen/nes puisse bénéficier de toutes les opportunités du numérique.

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